Pour tout savoir du DIGITALISTAN

Toison du Digitalistan

Le Digitalistan est une contrée imaginaire située au confluent du Moyen Âge et de la Silicon Valley. Bien que fictive, elle présente une ressemblance troublante avec l’environnement de travail quotidien de centaines de millions de professionnels du numérique ou de l’analogique.

Pour décoder sa rose…

  • 42 : parce que c’est la réponse universelle à la grande question.
  • 404 : car si t’es à l’ouest c’est que tu es un navigateur perdu.
  • 403 : car si tu vas vers l’est, le serveur refusera d’exécuter une requête qu’il a pourtant comprise.
  • Ox5F3759DF : même dans les algorithmes les plus rationnel, il y a de la magie… (pour en savoir plus sur cette Racine carrée inverse rapide)

Une contrée, pas un pays

Au Digitalistan, on ne dit jamais « pays ». On dit « contrée ». La nuance a son importance : un pays a des frontières stables, une contrée a des refontes d’architecture tous les dix-huit mois. Le territoire s’étend de la Mer du Geek au sud jusqu’au Sombre Pays du Dark Web tout au nord, en passant par le cœur battant de la contrée : le Territoire de la DSI. Au-delà de la dernière fortification commence le Vrai Monde, vaste zone encore largement inexplorée, signalée sur les cartes anciennes par la mention « hic sunt utilisatores ». A noter que les seules frontières connues du DIGITALISTAN son celle avec le Bullshitland via un pont autoroutier dont la construction avait suscité de vive polémique.

Géographie

La contrée c’est comme les pages annexes d’un pavé de Tolkien pour tenter de s’y retrouver.

Le Digitalistan s’étend d’un sud maritime d’où part la Connexion à ne surtout pas débrancher) jusqu’aux confins glacés du nord.

Au centre bat le Territoire de la DSI, hérissé de forteresses : le Data Trésor avec ses fuites de données, le Grand Mur de la Garde Cyber et l’inévitable Passage Secret du Facteur Humain qui contourne toutes les protections.

À l’horizon, là où se couche le soleil, se dressent les Sombres Tours des GAFAM sous le regard du Googloeil, et l’étincelante Technopolis.

Plus au nord grouille la Steppe de la Horde des Hackers Sauvages, et tout au bout commence le Vrai Monde, terra incognita signalée par la mention « hic sunt utilisatores ».

Histoire

L’histoire du Digitalistan ne se mesure pas en siècles, mais en versions majeures.

Des austères Temps Mainframe, où régnait Alan Turing et où survivent encore les Kobolosaures codant en COBOL, jusqu’à l’Avènement des Tours et la Grande Migration vers le Cloud, la contrée n’a cessé de se refondre.

Aujourd’hui s’ouvre l’ère la plus agitée : le réveil de Godzill’IA, ce monstre surgi de la Mer de Greed qui se proclame gentil tout en dévorant ce qui passe.

Comme tout bon projet, l’histoire de la contrée n’est jamais terminée. Elle est seulement en cours de déploiement.

Économie

La richesse du Digitalistan ne se compte ni en or ni en blé, mais en données, extraites au Data Trésor puis exportées vers les Sombres Tours des GAFAM.

C’est aussi des valorisations qui n’est pas vraiment du pognon, mais qui fait trôner les seigneurs du Digitalistan en haut des palmarès des plus grosses fortunes.

La monnaie officielle est le Bitcoin et le troc de clés USB, ce qui rend la fiscalité compliquée et courir des rumeurs de paradis pour les optimisations.

Le marché du travail se concentre sur l’Île ESN, stratifiée avec une précision féodale, du Bidonville des Freelances jusqu’au Château McKinsey. Le secteur tertiaire, lui, prospère grâce au commerce intense avec le Bullshitland voisin. Une économie riche, dynamique, innovante et profondément absurde, en cela semblable à aucune autre, sauf peut-être à la vôtre.

Les grandes puissances du DIGITALISTAN

Quatre grandes forces se partagent l’influence sur la contrée.

Les Sombres Tours des GAFAM dominent l’horizon depuis leur île centrale. Du sommet de la plus haute tour, le Googloeil observe tout, à la manière d’un certain oeil flamboyant perché sur une tour d’un autre univers. Rien ne lui échappe, surtout pas vos données.

Le Territoire de la DSI tente, vaille que vaille, de tenir la contrée debout. C’est là que se dressent ses innombrables forteresses : le Data Trésor, la Forteresse Biométrique, le Krak des Pentesters, et le Grand Mur de la Garde Cyber qui protège le territoire des assauts venus de la Steppe.

Technopolis, cité futuriste sous cloche, brille de mille feux. Elle est dominée par Elon, dont l’ego trône littéralement au sommet sous la forme d’une sphère. La cité fonctionne au charbon et repose sur le bidonville des travailleurs du clic, mais cela ne se voit pas depuis la passerelle d’observation.

La Steppe de la Horde des Hackers Sauvage, territoire des bannis, des honnis, des méchants tout plein. Leur expansion n’a pu être contenu que par la construction d’un grand mur. Le grand mur est la seule construction du DIGITALISTAN visible depuis des satellites Starlink.

Une faune remarquable

Le Digitalistan abrite des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Les Kobolosaures, dinosaures réfugiés dans la jungle, continuent imperturbablement d’écrire du code en COBOL.

Godzill’IA, né de la rencontre entre Godzilla et un datacenter, surgit régulièrement des flots de la Mer de Greed.

Mr TiqueToc c’est un dragon aquatique. C’est l’anti-monstre du Loch’Ness. On le voit partout, tout le temps, il s’invite dans tous vos fils d’actualité et a piraté les algorithmes des réseaux sociaux. Il adore faire des selfies avec les influenceurs qui viennent lui demander conseil.

Et quelque part, caché dans le paysage selon le principe consacré du « Où est Charlie », veille Léonce le Lion, mascotte officieuse et involontaire de la contrée. Certains disent également avoir aperçu Lambert. Mais cela semble plus tenir de la fake-news.