Le Digitalistan est une contrée imaginaire située au confluent du Moyen Âge et de la Silicon Valley. Bien que fictive, elle présente une ressemblance troublante avec l’environnement de travail quotidien de centaines de millions de professionnels du numérique ou de l’analogique.
Pour décoder sa rose des vents…
La Contrée du Digitalistan
Contrée imaginaire, traitée avec le plus grand sérieux
Oligarchie algorithmique tempérée par quelques institutions de conformité.
Le Territoire de la DSI (centre névralgique et perpétuellement agité par l'activité volcanique des Monts du Mode Projet)
Technopolis, City of (y)our dreams
Le Bitcoin. Le troc de disquette et le marché noir de clés USB virussés en provenance de Hackergrad.
Bullshit, anglais, franglais, russe, COBOL, C++, if/then/else
En cours de cadrage depuis plusieurs sprints. Ca va finir en prompt...
Même en rajoutant 3 sprints, ça ne changera rien...
Reportée pour cause de mise en production
Le Bullshitland, relié par un ferry quotidien. Le Vrai Monde relié par le Golden Bullshit Gate et les data-pipe lines.
Le Mont Legacy - à plus de 3200 mètres (c'est haut, mais très en dessous de l'égo d'Elon).
Au Digitalistan, on ne dit jamais « pays ». On dit « contrée ». La nuance a son importance : un pays a des frontières stables, une contrée a des refontes d’architecture tous les dix-huit mois.
Le territoire s’étend de la Mer de Geek au sud jusqu’au Sombre Pays du Dark Web tout au nord, en passant par le cœur battant de la contrée : le Territoire de la DSI.
Au Nord, au-delà de labaie du Chant des Sirènes, commence le Vrai Monde, vaste zone inhospitalière encore largement inexplorée, signalée sur les cartes anciennes par la mention « hic sunt utilisatores ».
A noter que les seules frontières connues du DIGITALISTAN sont celles avec le Bullshitland, via un pont autoroutier dont la construction avait suscité de vive polémique, et des navettes / ferrys. Ces liaisons sont quotidiennes et ces frontières excessivement poreuses. On peut assez clairement parler de zone de libre-échange entre le Bullshitland et le Digitalistan.
Le Digitalistan est confortablement posé entre la Mer de Geek et la Mer de Greed, et il plonge ses racines autant dans l’une que dans l’autre, au propre mais surtout au figuré.
Au Sud, il plonge dans l’immonde Océan des déchets du numérique, mais nous préférons éviter d’en parler et détourner pudiquement le regard.
De sa pointe Sud-Est part la fameuse « Connexion à ne surtout pas débrancher », qui lui permet de rester connecté au reste du monde.
Au centre du Digitalistan se dresse la haute silhouette du Mont Legacy, appuyée sur la chaîne des « Vieux bousins qui marchent encore ». Leurs roches sédimentaires, accumulées en couches superposées depuis des millions d’années, empêchent tout espoir de les mettre à plat.
Dans les confins glacés du Grand Nord, après la baie du Chant des Sirènes, s’étend la triste Banquise des projets gelés, où les épaves glacées hurlent leurs promesses abandonnées.
Droit au Nord, se trouve le Vrai Monde, inconfortable, inhospitalier et mystérieux, mais plein de promesses puisque c’est là que se dresserait l’immense Pic de la Vraie Valeur Ajoutée Métier, sommet inaccessible pour autant que l’on sache.
Au centre bat le Territoire de la DSI, hérissé de forteresses : l’Auberge des débuts enthousiastes, le donjon du Data Trésor avec ses fuites de données, le Grand Mur de la Garde Cyber et l’inévitable Passage Secret du Facteur Humain qui contourne toutes les protections… Le coeur de ce pays agité est bien entendu le Pic Solitaire de l’arbitrage du DSI.
À l’horizon, là où se couche le soleil, se dressent les Sombres Tours des GAFAM sous le regard du Googloeil, et l’étincelante Technopolis, qui borde la Baie du chant des Sirènes.
Au centre de cette baie, la vieille forteresse de Castel Regul tente de réguler un peut tout ça, mais elle est soumise au feu incessant des GAFAM et de leur flotte.
Au nord-est, enfin, grouille la Steppe de la Horde des Hackers Sauvages, pays sauvage dominée par l’inquiétante silhouette de Hackergrad, la cité des trolls fonctionnaires.
L’histoire du Digitalistan ne se mesure pas en siècles, mais en versions majeures.
Des austères Temps Mainframe, où régnait Alan Turing et où survivent encore les Kobolosaures codant en COBOL, jusqu’à l’Avènement des Tours et la Grande Migration vers le Cloud, la contrée n’a cessé de se refondre, de se restructurer, de se réinventer…
L’irruption de l’île des GAFAM il y a quelques décennies, vint troubler la vie tranquilles des habitants du Digitalistan. La mirifique Technopolis devint leur nouvel horizon et tout le monde voulut être Jeff Bezos.
Aujourd’hui s’ouvre encore une nouvelle ère, sans doute la plus agitée, avec le réveil de Godzill’IA, monstre marin surgi de la Mer de Greed, qui se proclame gentil tout en dévorant tout ce qui passe.
Comme tout bon projet, l’histoire de la contrée n’est jamais terminée. Elle est seulement en cours de déploiement.
La richesse du Digitalistan ne se compte ni en or ni en blé, mais en données, extraites du Data Trésor et du Vrai Monde, puis exportées vers les Sombres Tours des GAFAM.
C’est aussi des valorisations qui n’est pas vraiment du pognon, mais qui fait trôner les seigneurs du Digitalistan en haut des palmarès des plus grosses fortunes.
La monnaie officielle est bien entendu le Bitcoin, parce que c’est cool, mais il n’y en a pas beaucoup, et les habitants se sont donc tournés vers le troc de clés USB vérolées, beaucoup plus courantes, ce qui rend la fiscalité un peu compliquée.
Le marché du travail se concentre sur l’Île ESN, stratifiée avec une précision féodale, du Bidonville des Freelances jusqu’au Château McKinsey.
Le secteur tertiaire, enfin, prospère grâce au commerce intense avec le Bullshitland voisin. Une économie riche, dynamique, innovante et profondément absurde, en cela semblable à aucune autre, sauf peut-être à la vôtre.
Quatre grandes forces se partagent l’influence sur la contrée.
Les Sombres Tours des GAFAM dominent l’horizon depuis leur île centrale. Du sommet de la plus haute tour, le Googloeil observe tout, à la manière d’un certain oeil flamboyant perché sur une tour d’un autre univers. Rien ne lui échappe, surtout pas vos données.
Le Territoire de la DSI tente, vaille que vaille, de tenir la contrée debout. C’est là que se dressent ses innombrables forteresses : Catel Regul, le Data Trésor, la Forteresse Biométrique, le Krak des Pentesters, et le Grand Mur de la Garde Cyber qui protège le territoire des assauts venus de la Steppe. Au Sud, la DSI sait pouvoir s’appuyer sur les parois du Mont Legacy, obstacle insurmontable.
Technopolis, cité futuriste sous cloche, brille de mille feux. Elle est dominée par Elon, dont l’ego trône littéralement au sommet sous la forme d’une sphère. La cité fonctionne au charbon et repose sur le bidonville des travailleurs du clic, mais cela ne se voit pas depuis la passerelle d’observation.
La Steppe de la Horde des Hackers Sauvage, territoire des bannis, des honnis, des méchants tout plein. Leur expansion n’a pu être contenu que par la construction du Grand Mur de la Garde Cyber. Le grand mur est la seule construction du Digitalistan visible depuis des satellites Starlink.
Le Digitalistan abrite des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Les Kobolosaures, dinosaures réfugiés dans la jungle, continuent imperturbablement d’écrire du code en COBOL.
Godzill’IA, monstre marin né de la rencontre entre Godzilla et un datacenter, a récemment surgi des flots de la Mer de Greed.
Mr TiqueToc est un dragon aquatique, aux charmants accents chinois. C’est l’anti-monstre du Loch’Ness. On le voit partout, tout le temps, il s’invite dans tous vos fils d’actualité et a piraté les algorithmes des réseaux sociaux. Il vous en a même fabriqué un.
Et quelque part, caché dans le paysage selon le principe consacré du « Où est Charlie », veille Léonce le Lion, mascotte officieuse et involontaire de la contrée. Certains disent également avoir aperçu Lambert. Mais cela semble plus tenir de la fake-news.